L’art-thérapie, ce n’est pas de la magie ! 

 

Discipline paramédicale reconnue par les autorités de santé et de l'enseignement supérieur, l'art-thérapie commence à s'imposer dans les structures de soins et les institutions médico-pédagogiques (ou pédagogiques.)

 

Une approche spécifique :

 

L'art-thérapie se distingue de la psychothérapie à support artistique, laquelle exploite les travaux des patients à des fins d'analyse. L'art-thérapie n'est pas à confondre non plus avec la psychomotricité, l'ergothérapie, l'animation ou l'activité culturelle à l'hôpital. D'une part, la démarche de l'art-thérapie n'est pas du tout dans l'interprétation symbolique, ni des actions ni des oeuvres des patients, d'autre part, son terrain d'action n'est pas la pathologie ou le traumatisme, mais au contraire ce qui « fonctionne » chez le patient.

 

 

  

L’art-thérapie, mécanismes humains d’impression et d’expression.

 

Les indications médicales majeures de l’Art-thérapie sont les troubles de l’expression, de la communication et de la relation.

Le métier s’exerce en étroite collaboration avec lensemble de l’équipe sanitaire pluridisciplinaire ainsi que les équipes sociales de l’institution.

Les échanges avec les équipes sont essentiels (exercée seule, l’art-thérapie n’a aucun sens.)

 

Le but de l’art-thérapie n’est de faire des artistes mais des gens qui vont bien. 

En art-thérapie, le résultat importe moins que l’engagement du jeune.

L’activité artistique y est entendue comme intention esthétique, activité physique et activité de recherche d’un idéal esthétique.

 

J’en arrive donc à vous parler de bonne santé.

Selon l’organisation Mondiale de la Santé, la bonne santé d’un individu se détermine par son autonomie physique, mentale et sociale...

Mais l’être humain veut aussi être heureux ! 

Le bonheur dépend de la bonne santé mais celle-ci n’est pas suffisante.

(On peut trouver autour de nous des personnes en bonne santé mais pas  heureuse pour autant...)

Il faut donc compléter la notion de  bonne santé par le bien-être, c’est  alors  que l’Art trouve son intérêt dans l’existence d’un être humain.

L’Art participe fondamentalement à la recherche d’une qualité existentielle pour les personnes.

L’art-thérapie s’adresse aux personnes pénalisées par la vie à recouvrer leur saveur existentielle.

Cela exige  la «conscience d’être» : être un humain, être vivant, être soi, bref être sujet de sa propre vie.

Les éléments fondamentaux à cette saveur existentielle sont :

- l'affirmation, 

- la confiance,

- l’estime de soi (implicitement des autres.)

Ces trois instances sont autant d’objectifs et de sites d’actions concernés par l’art-thérapie.

Trois Instances qui seront animées vers trois pôles sur lesquels l’art-thérapeute oriente ses interventions : 

  • le goût,
  • Le style,
  • L’engagement.

Mécanismes 

 

Le goût est la faculté humaine à se déterminer dans l’appréciation qualitative sensorielle des choses qui nous entourent.  Cette faculté entraîne une détermination de la personne et sollicite la faculté d’assumer cette détermination. Le goût concerne l’impression et implique l'affirmation de soi.

 

Le style concerne l’expression. La personne donne son empreinte à ce qu’elle produit. 

Par la continuité de «l’agir», elle se projette dans l’avenir,et s’autorise à croire en l’avenir et à la fiabilité de la chose produite. Le style, qui permet de reconnaître l’auteur d’une oeuvre, implique la confiance en soi.

 

L’engagement est l’envie d’une personne d’assumer ou de réaliser une attitude face à l’Art : produire ou contempler. La personne doit considérer sa production et se considérer elle-même. En cela l’engagement fondé sur le désir et l’envie d’une personne de réaliser quelque chose implique l’estime de soi.

 

 

1) Techniques corporelles, Art-thérapie et estime de soi.

L’art-thérapeute utilise tous ces éléments comme sites d’actions en essayant de rendre cohérent l’ensemble du phénomène artistique* pour atteindre ses objectifs thérapeutiques. Il s’appuie sur ce qui fonctionne chez la personne prise en charge.

*Le phénomène artistique : ensemble des éléments qui composent l’activité artistique et l’ensemble des liens qui existent entre ces différents éléments. c’est la partie visible de opération artistique, le phénomène artistique concerne les mécanisme d’expression.

 

2) SPÉCIFICITÉS DE LA DANSE : Une activité corporelle d’expression.

La pratique de l'expression corporelle et/ou de la danse  à travers le processus artistique permet à chacun l'appropriation consciente de son corps.

En tant qu'activité artistique, la danse dispose de ce potentiel d’expression, de communication et de relation à l’autre.

- Elle permet de porter un regard nouveau sur soi.

  • Elle permet au corps de vivre par lui-même et pour lui-même. (sensorialité, kinesthésie)
  • Elle permet d’exprimer des sentiments et des émotions. (point fort de l’école maternelle)
  • Elle permet d’entrer en relation avec d’autres enfants et de communiquer autrement qu’avec les mots.
  • Elle permet d’accepter de montrer sa danse, d’accepter de se montrer.

3)  DANSE ET ESTIME DE SOI : 

La danse permet de s’exprimer corporellement, exprimer des émotions et des sentiments par le geste et le

déplacement. Elle fait appel : 

  • aux émotions 
  • aux sens
  • aux mouvements

Lorsque l'on danse se créé ce processus : 

  • Je ressens (impression) éléments déclencheurs : la musique, le mouvement, le déplacement, le silence, l’obscurité, les éclairages...
  • Je veux (intention) j’accepte de danser parmi les autres, avec les autres.
  • Je peux (action) je danse, j’observe, je participe
  • Je fais (production) je danse devant un public

 

Rappels

CONFIANCE EN SOI - le style (mon attitude corporelle personnelle, ma posture, mes déplacements)

AFFIRMATION DE SOI- le goût (j’exprime mes choix)

ESTIME DE SOI - L’engagement (dans un projet)

 

En allant  jusqu'à une production et une représentation sur scène devant un public,  le danseur et a la possibilité d'exprimer son idéal esthétique; Il montre qu’il a suffisamment confiance en lui et en ses capacités pour ce faire.